A propos

Comment j’ai changé ma psychologie et contrôlé mes cycles menstruels

BenjBonjour je m’appelle Benj.

Ma petite enfance s’est déroulée auprès de parents bienveillants et affectueux . Nous vivions dans une ferme . J’en ai gardé de la sérénité, de l’intimité avec la nature et une solide formation en biologie animale et végétale . J’étais une enfant un peu sauvage, concentrée et bonne élève. J’ai vécu le départ en pension comme un bouleversement, j’ai beaucoup pleuré, et puis «on s’y fait» .
J’ai découvert les techniques taoïstes à l’adolescence ;
j »étais alors pensionnaire chez des religieuses.
Une de mes camarades avait en sa possession le Yi King . Si vous connaissez cet ouvrage, vous pouvez, comme moi, trouver très étonnant de le voir circuler dans un pensionnat de filles en 1967 ! Bien sûr, nous le regardions en «cachette» .
Cela a-t-il imprégné mon esprit de la philosophie taoïste ?
Adolescente ce qui nous préoccupait plus que tout était de savoir si nous allions rencontrer notre futur mari bientôt, si nous aurions des enfants, etc. 🙂

J’étais alors une adolescente mélancolique ; je m’ennuyais en classe et passais plus de temps à jouer du piano qu’à étudier ! et très vite j’ai appris à faire «le mur» pour me changer les idées ! (j’ai eu quelques expériences «savoureuses» !) En cachette, avec une copine, nous allions danser …
J’ai eu quelques flirts, quelques amoureux de coeur ; j’exprimais peu mes sentiments ;
Physiquement, j’avais souvent mal au dos, mes règles étaient très douloureuses, mes jambes me faisaient mal, … Les «bonnes soeurs» étaient loin de notre intimité et : avoir mal, c’était gagner son paradis…  Mes parents étaient loin et occupés par leur travail ; il y avait de la tendresse mais peu de place pour échanger, partager .

Je suis arrivée dans la vie étudiante à 17 ans , complètement «parachutée» ; et j’en ai bien profité !
J’y ai rencontré le père de ma fille ; nous avons vécu une belle relation ; il y avait (a) beaucoup d’amour mais ça n’a pas duré … C’était plutôt chaotique . Nos relations intimes n’étaient pas harmonieuses.

Etait-ce l’absence d’éducation sexuelle ? L’ «éducation» «religieuse» ? Nos maladresses et notre innocence ? J’avais peu de plaisir, et souvent pas ; et maintenant, je me dis que la pilule ne devait rien arranger à mon manque de libido.

Mes règles étaient toujours aussi douloureuses ; je souffrais de migraines ophtalmiques des journées entières …
C’est à cette période que j’ai trouvé par hasard un livre qui présentait le do in .
C’était dans une vieille bouquinerie, pourquoi ai-je atterri là ?
Le livre en question était jauni, fripé, raturé, et en anglais, comment était-il arrivé là ?
Je m’y suis plongée avec passion et j’ai commencé à pratiquer seule.

J’étais alors professeur ; je me suis lassée assez vite de ce métier où les contraintes de l’environnement ne convenaient pas à ma vision de la pédagogie.
Après ce passage dans l’éducation, je me suis retrouvée au chômage ; j’ai fait des petits jobs : porte-à-porte, enquêtes, ménage, marchés ,… J’étais surtout à la recherche d’une passion, d’un métier que j’aimerais, où j’aurais de l’initiative, des projets, des challenges.
Par le biais des enquêtes je me suis retrouvée animatrice dans une association puis de fil  en aiguille conseillère, formatrice en entreprise. Cela me plaisait .
A cette époque, pendant mes loisirs je pratiquais la danse contemporaine, puis j’ai appris le shiatsu, le tai-chi.
À cette période, je ne me sentais pas très bien en moi-même ; pas trop bien dans mon corps, dans ma tête. La pilule ne participait pas à mon épanouissement . Elle était fortement dosée et il est probable que ma libido n’y résistait pas …? Nous avons décidé d’avoir un enfant ; ma fille est arrivée , et … Le père est parti .

J’’avais eu la chance de rencontrer une acupunctrice. Elle m’a accompagnée .
Ces rendez-vous étaient comme une bouffée d’oxygène ;
Et puis …
J’ai encore le souvenir de notre conversation
… comme si c’était hier.
Elle me dit : « pourquoi n’apprendrais-tu pas l’acuponcture ? »
Je lui ai alors répondu : « mais, je ne suis pas médecin »
J’étais tout étonnée de cette proposition.
Elle m’a alors expliqué qu’elle-même avait appris dans une école sans être médecin et que aujourd’hui elle pouvait mettre en pratique ses connaissances dans son cabinet.
Ma curiosité s’est alors réveillée.
C’était pour moi une période difficile ; je me retrouvais seule avec ma fille bébé. J’étais tellement triste de cette situation inattendue. La vie me paraissait vraiment difficile. Je cherchais sans trop savoir quelle voie prendre. Et cette proposition qui est arrivée, je l’ai accueillie sans trop savoir ce qui m’attendait. C’était comme quelque chose à essayer, comme un possible.
Et elle rajoute alors à notre conversation : « si vous voulez, le week-end prochain a lieu un week-end d’ouverture et de présentation de l’école ».

Que vous dire : Ce week-end a été merveilleux !
Et je suis tombée dans le chaudron taoïste !
C’est vrai que j’étais en Bretagne dans le pays de la potion magique !

Après un premier week-end, je me suis plongée passionnément dans cet apprentissage.
Avec le recul je trouve que cela a été une grande chance. C’était vraiment passionnant d’apprendre cette philosophie. Je ressentais en moi des changements tellement importants. Et petit à petit j’ai acquis cette technique merveilleuse que j’ai pu mettre en application quand J’ai cessé  mon travail en entreprise et que je me suis installée dans mon cabinet.
J’étais surprise, puis émerveillée de ce que cette technique pouvait me permettre d’apporter aux personnes.

Ici, je dois aussi rendre hommage à mes amants, avec qui j’ai aimé, appris, et eu du plaisir .
Si la vie avec mon premier compagnon ne m’a pas permis de connaitre les plaisirs du sexe, petit à petit, mon corps s’est ouvert, s’est laissé découvrir ; je me découvrais, je m’apprenais ; mon sexe riait, humm !

C’est alors que j’ai fait la deuxième grande rencontre dans ce monde du taoïsme. Alors que je faisais des achats dans un magasin chinois, j’ai découvert le livre de Mantak Chia sur la sexualité féminine.

Je me revois encore prendre le livre dans le rayon, l’ouvrir, et, oh étonnement ! retrouver en partie ce que j’ai appris à l’école d’acupuncture.
Dans les années 80, il existait (à ma connaissance) un seul livre ( le tao de l’art d’aimer) qui parlait de sexualité dans nos librairies et ce livre concernait uniquement les hommes. J’étais donc doublement passionnée par cet ouvrage qui parlait des 5 éléments, de sexualité féminine , d’émotions.
J’ai alors interpellé les amis afin de rencontrer une personne qui transmette ces techniques.

Ma première rencontre fut assez étonnante.
C’était à Paris, porte de la chapelle, au 25e étage chez une chinoise, Tinaï, qui avait appris aux États-Unis auprès de Mantak Chia. Les Chinois ( avec tout le respect que je leur dois) ont le sens des affaires ! J’ai payé fort cher ces deux journées de formation, mais je n’ai jamais regretté mon argent.
Ce que j’ai appris pendant ces deux jours était fabuleux.
Et je me suis mise à pratiquer, pratiquer, au moins une demi-heure par jour.
J’avais du plaisir à faire quelque chose pour moi, à me sentir bien grâce aux exercices. Très vite j’en ai senti les bénéfices .
Les personnes autour de moi commençaient à me faire des commentaires du style :
« qu’est-ce que tu as l’air en forme ! » ou
«tu n’es jamais malade, comment fais-tu ?» ou
«avec tout ce que tu fais, à ta place, je serais épuisé ! »
et c’est vrai que je me sentais de mieux en mieux. Joyeuse, moins préoccupée, moins mélancolique, en pleine forme, pleine d’ énergie
Dans mon cabinet, et autour de moi, je commençais alors à expliquer ce que je faisais.
Et progressivement j’ai démarré un cours, et un autre, et puis un stage et un autre.

J’ai alors suivi tous les stages organisés par Tinaï. J’y mettais toutes mes économies et mon temps libre.. C’était passionnant et tellement bénéfique.

Après quatre années de pratique assidue, j’ai enfin rencontré le maître de cette école : Mantak Chia . Il enseigne en anglais : ouf, il y a des traducteurs ! Puis je suis allée tous les ans et quelques fois deux fois par an dans son école en Thaïlande pour me perfectionner.
A chaque stage, à chaque voyage, je sens que j’évolue dans ma pratique .
(J’ai appris l’anglais en l’écoutant ce qui donne à mon anglais un accent unique !)

Je deviens «femme papillon»
L’événement suivant qui a vraiment marqué ma vie, est quand  j’ai pu arrêter mes cycles et les contrôler.

Au printemps 1998, après une semaine de pratiques, enseignées par Me Mantak Chia, au Tao Garden, j’ai vécu l’arrêt de mes cycles menstruels .
Les mois qui ont suivi, je contin